A l’époque, les radiateurs étaient des objets poussiéreux, difficiles à entretenir, ils étaient cachés, difficiles à manipuler en raison de leur matière si lourde. Ces radiateurs souvent en fonte de forme tubulaire étaient placés sous les fenêtres ou à des endroits où ils ne pouvaient plus être déplacés.
Puis vinrent les années 1970, où sans changer de forme, on a commencé à les peindre de toutes les couleurs.
Puis le radiateur n’est plus devenu uniquement l’objet domestique et devient dans les années 1980 un objet de design à part entière.
● Dans les années 1980, Nathalie Varela était déjà spécialisée dans la prescription d’appareils sanitaires design (elle a 22 ans).
● Dans les années 1990 à juste 30 ans, elle créée sa première activité : agence Varela Design (située à Ris orangis 91) en tant que documentaliste et prescripteur auprès des cabinets d’architectes. Elle importe en France la première marque qui traite le radiateur comme une sculpture avec un seul radiateur en forme de ressort et qui nous viens des anglais.
● En 2002, l’entreprise Varela Design change de statut. Apres ces 20 ans au service du conseil, Nathalie Varela décide de se lancer dans son nouveau projet : la fabrication de radiateur tout en continuant parallèlement la distribution de fabricants sélectionnés avec son équipe.
● En 2005, afin de s’agrandir, Varela Design s’installe en région Centre, pays d’origine.
Ce fût un énorme travail devant des marques imposantes de radiateurs vendus par des réseaux de grossistes sanitaires bien implantés dans ce marché.
L’artisan devait lui aussi avoir une certaine sensibilité de ce nouveau produit design pour le positionner dans son meilleur champ visuel. En effet, il n’avait ni la connaissance ni la formation.
Sans aucun parti pris, être une femme qui parlait de chauffage et de design sur ces rendez vous de chantiers uniquement constitués d’hommes était une partie difficile mais possible. Le design était bien plus compliqué à vendre que de nos jours car Il fallait rassurer le particulier sur ces produits sortant de l’ordinaire.
Le design qui depuis un moment est devenu mode ou COM est pourtant une démarche plus approfondie et intelligente où l’on cherche à savoir comment ça marche car cela répond à une fonctionnalité, une amélioration du produit ou de l'espace et sans artifice. C'est pour cela que jadis on appelait ça esthétique industriel.
« Ce n’est pas de la déco où l’on cherche à plaire sans intérêt et qui serait a mon humble avis trop facile. »
Ce sont ces connaissances sur ce long parcours dans ces différents milieux liés au bâtiment et sa détermination qui a permis à Nathalie Varela cette brillante évolution en passant du conseil à la fabrication.
Nathalie et son équipe aiment donc répondre aux demandes inattendues et exceptionnelles.
Il est certainement possible, se dit-elle, que ces objets souvent signés permuteront du design à l’art avec une vraie valeur marchande.